Pas toujours évident de parler de soi. C’est d’ailleurs ainsi que commençait déjà l’ancienne version de cette page, et le problème n’a pas vraiment changé.
Je peux au moins commencer par le commencement : je traîne sur Internet depuis 1999. À l’époque, charger une image pouvait prendre plusieurs minutes, AOL faisait découvrir les joies de l’illimité et les soirées se passaient facilement sur IRC, Caramail ou les chats de Voilà. On ne demandait pas encore tout à Google. On allait chercher Lycos, ou AltaVista lorsque l’on voulait faire sérieux.
C’est aussi l’époque où j’ai découvert les MMORPG avec T4C, La Quatrième Prophétie. Très vite, jouer et discuter ne m’ont plus suffi. J’ai commencé à fabriquer mes propres pages, d’abord en HTML, puis en PHP. Les premiers essais ont vécu chez Multimania avant que je prenne un vrai nom de domaine et un hébergement à moi.
Depuis, les outils ont changé, les connexions sont devenues plus rapides et les métiers du Web ont reçu beaucoup de nouveaux noms. De mon côté, j’ai porté un peu toutes les casquettes : développeur, intégrateur, webmaster, administrateur de serveur, gestionnaire de base de données, rédacteur et parfois dépanneur de tout ce qui refuse de fonctionner comme prévu.
BlackFury est la suite de cette histoire.
Un blog personnel, pas une usine à contenus
BlackFury existe sous sa forme actuelle depuis 2017. Le site rassemble ce qui m’intéresse, ce que j’utilise et ce que j’ai envie de comprendre : l’informatique, la réparation, l’auto-hébergement, la moto, l’automobile, le gaming et quelques détours par les outils numériques ou les cryptomonnaies.
La ligne éditoriale n’a jamais été dictée par un catalogue de mots-clés. Un sujet arrive généralement parce qu’une machine tombe en panne, qu’une procédure mérite d’être expliquée, qu’un achat doit être évalué avec du recul ou qu’une technologie soulève une vraie question.
Cela donne un site parfois moins régulier qu’un média professionnel, mais aussi plus personnel. Je peux revenir plusieurs années après un essai, reconnaître qu’un ancien conseil a vieilli ou expliquer pourquoi une solution qui semblait bonne sur le papier n’a finalement pas tenu ses promesses.
Le but n’est pas d’avoir un avis sur tout. Le but est de transmettre quelque chose qui puisse réellement servir.
Réparer avant de remplacer
Une grande partie de BlackFury tourne autour d’une idée simple : avant de jeter une machine ou de changer une pièce au hasard, il vaut mieux comprendre ce qui se passe.
Cela peut concerner un PC devenu lent, un disque qui commence à montrer des signes de fatigue, une installation de Windows qui refuse de coopérer, un appareil électronique à diagnostiquer ou un véhicule dont le voyant moteur vient de s’allumer.
Réparer ne signifie pas s’acharner coûte que coûte. Il existe des pannes qui ne sont pas raisonnablement réparables, des composants dangereux à ouvrir et des véhicules qui demandent l’intervention d’un professionnel. Mais entre le remplacement immédiat et la bidouille aveugle, il reste beaucoup de place pour une méthode : observer, mesurer, éliminer les causes possibles et décider avec un peu plus d’informations.
C’est cette méthode que je veux rendre de plus en plus visible dans les articles.
Garder le contrôle de ses outils
BlackFury est auto-hébergé sur une infrastructure que je gère. Cela apporte de la liberté, mais aussi une jolie collection de responsabilités : le système, le serveur web, PHP, la base de données, WordPress, les extensions, les certificats, les sauvegardes et les inévitables mises à jour qui choisissent rarement le meilleur moment pour réclamer de l’attention.
Je ne présente pas l’auto-hébergement comme une solution magique. Pour quelqu’un qui veut seulement publier sans administrer de serveur, un service géré sera souvent plus confortable. Pour quelqu’un qui aime comprendre, conserver l’accès à ses données et pouvoir déplacer ses services, l’expérience reste passionnante.
Les coulisses techniques de BlackFury font donc partie des sujets du blog. Les réussites sont intéressantes, mais les migrations délicates, les choix discutables et les plans de retour arrière le sont souvent davantage.
Moto, bagnole et retours à long terme
Une pièce neuve est toujours brillante sur la première photo. Un pneu semble excellent pendant les premiers kilomètres. Une conversion ou un carburant alternatif paraît économique après un seul plein. C’est avec le temps que les choses deviennent réellement intéressantes.
Les articles moto et automobile ont vocation à parler de ce recul : entretien, usure, coût réel, diagnostic et choix des pièces. Lorsque le contenu repose sur une expérience personnelle, les conditions doivent être précisées autant que possible — véhicule, période, kilométrage, usage et limites du retour.
Un cas particulier ne devient pas une règle universelle simplement parce qu’il m’est arrivé. En revanche, il peut fournir des observations utiles si elles sont replacées dans leur contexte.
Le gaming après quelques décennies de manette
Le jeu vidéo occupe une place particulière ici. J’ai connu les MMORPG lorsque les communautés se construisaient sur des serveurs persistants, des forums et des soirées entières passées à organiser quelque chose qui finissait parfois en catastrophe mémorable.
Je continue à parler des jeux actuels, mais aussi de ceux qui laissent une trace, des MMO qui ont créé une véritable vie sociale et des anciennes machines que l’on peut encore faire fonctionner proprement.
L’idée n’est pas de courir après chaque annonce. Je préfère comprendre pourquoi un jeu fonctionne, pourquoi un autre s’oublie et ce que notre manière de jouer raconte de l’époque dans laquelle il est sorti.
Comment les articles sont préparés
Un article BlackFury peut venir de plusieurs sources : un test personnel, une réparation, des mesures, une documentation officielle, un retour à long terme ou une question qui demande un travail de synthèse.
Ces niveaux de preuve ne sont pas interchangeables. Lorsque j’ai réellement utilisé ou testé quelque chose, l’article doit donner assez de contexte pour que le lecteur comprenne la portée du retour. Lorsque le contenu est documentaire, les sources et la date de vérification deviennent essentielles. Lorsqu’un point reste incertain, il vaut mieux le dire que combler le vide avec une affirmation plausible.
Les anciens articles ne sont pas figés. Une commande peut changer, une règle administrative peut évoluer et une recommandation peut devenir mauvaise. Les corrections importantes doivent être datées et expliquées, sans faire disparaître discrètement l’historique.
Une page séparée présente plus précisément la méthode de rédaction, de vérification et de correction utilisée sur le site.
Et l’intelligence artificielle ?
Certains travaux récents utilisent une assistance par intelligence artificielle pour rechercher des pistes, structurer un brouillon, repérer des incohérences ou améliorer une formulation.
Cet outil ne remplace ni l’expérience ni la responsabilité de l’auteur. Une IA ne démonte pas une machine sur mon établi, ne conduit pas ma moto, ne mesure pas une consommation et ne restaure pas mon serveur après un incident. Elle peut aider à organiser ce que je veux transmettre ; elle ne doit pas inventer l’histoire à transmettre.
Si un article affirme qu’un essai a été réalisé, il doit correspondre à un essai réel. Si une image est générée, elle ne doit pas être présentée comme la photographie d’une réparation ou d’un événement vécu.
Financement et indépendance
Maintenir un site, son infrastructure et le matériel nécessaire à certains contenus a un coût. BlackFury peut utiliser de la publicité ou d’autres formes de soutien, mais cela ne doit pas transformer chaque page en prétexte à afficher une annonce.
Un partenariat, un produit reçu ou un lien d’affiliation doit être signalé lorsqu’il existe. Une marque ne doit pas pouvoir acheter une conclusion, et l’absence de partenariat n’est pas une excuse pour publier un avis mal documenté.
La page consacrée au financement du site sera actualisée pour décrire uniquement les dispositifs réellement utilisés aujourd’hui.
Bienvenue dans le repaire
BlackFury reste un blog personnel : un endroit où l’on peut passer d’un serveur Debian à une panne de charge sur une moto, d’un vieux MMO à un diagnostic de PC, sans demander la permission à une ligne éditoriale conçue par un comité.
Si tu arrives pour la première fois, commence par les dossiers thématiques ou par les publications récentes. Si tu connais le site depuis longtemps, tu verras revenir d’anciens sujets, mais avec davantage de recul, de méthode et de preuves.
Et si tu repères une erreur, une information qui a vieilli ou un passage qui mérite une précision, utilise la page Contact. Une correction utile vaut mieux qu’une certitude bien présentée.
Bienvenue dans le repaire des milléniaux.
