Chrysler Voyager S4 LX (Luxe edition) – bagnole épisode 2

Alors vu comme ça, cela ne vend pas du rêve. Et pourtant, je ne parle pas de n’importe quel Voyager puisqu’il s’agit du V6 essence 3,3L atmosphérique. Si bien sûr on est loin de la sportive, ce moteur couplé à la BVA est cependant très agréable. Et, même s’il est monté dans un minivan, il n’en reste donc pas moins très coupleux dans une bagnole de 2 tonnes qui, déjà en 2001, était une véritable extension de votre salon. Si l’on peut critiquer les finitions des américaines, ils savent par contre faire de la bagnole taillée pour le road trip.

Le Voyager, de la bagnole bien lourde

Cela a beau être un minivan, dans le Voyager tout est bien lourd, bien gros. En 2001, année de sortie de cette 4ème génération de Voyager, les questions de consommation et de rapport poids / puissance ne faisaient pas encore partis des questions primordiales dans le monde automobile. Du moins pas chez tous les fabricants, mais ce n’est pas pour me déplaire, loin de là. Avec une tôle qui fait encore 1.5mm autant dire que vous pouvez faire votre musculation rien qu’en soulevant le capot, qui n’a pas de vérin.

Le petit détail qui fait tout

Heu … je dois vous avouer que souvent c’est un élément de design, un trait, un dessin mais sur le Voyager (et spécifiquement le S4 qui a été le premier équipé) c’est ça :

Bon ça c’est le frime quand même ! J’ai pas pu la laver pour les prises de vue avec les restrictions d’eau.

Avec ça, à la sortie de l’école … tu fais fureur ! Bon pas forcément auprès des mères mais plutôt des gamins qui restent pour beaucoup scotchés devant cette portière qui s’ouvre et se ferme toute seule. Même si de plus en plus de monospace en sont équipés. Enfin, ce qu’il reste de la gamme monospace en 2020.

Une autre petit détail que j’aime bien. Vous pouvez le voir dans la diapo de mon Instagram (abonnez-vous 😍) au-dessus. Il s’agit des compteur fond blanc avec un cerclage chrome. C’est tellement rare sur cette gamme de bagnole. Les connaisseurs auront vu qu’il s’agit du même compteur que la Crossfire.

Le moteur V6

Vous commencer à le comprendre, j’affectionne les 6 cylindres, qu’ils oient en ligne ou en V. D’ailleurs la prochaine bagnole sera aussi une V6…

Oui cet été le nettoyage est rudimentaire !

Ce V6 Chrysler est issue d’une prestigieuse lignée puisqu’il s’agissait, à la fin des années 80, du premier V6 pour traction conçu en interne par Chrysler qui ne provenait pas d’un V8. À part l’alésage qui a subit des modification au fil du temps ce moteur a équipé les modèles Chrysler jusqu’en 2010. Couplé à la boite automatique A604 à 4 rapports il s’en sort plutôt bien. Quatre rapports ? Et bien oui mais les BVA américaines ont une philosophie différente d’utilisation. Avec ce V6 le calculateur va chercher coûte que coûte à rester dans la plage de couple du moteur pour les 3 premiers rapports. Et pour cela il ne va pas hésiter à embrayer ou débrayer le convertisseur de couple. Il peut aussi choisir de bloquer partiellement ou complètement le convertisseur, ce qui était une première. Bref, quand j’appuis sur le champignon le moteur se cale, par exemple, à 2300trs/min et y reste. Sur mes européennes c’est pour tout à fait comme ça.

Le E85, la cerise sur le gâteau

Et oui, c’est l’une des raisons qui m’a fait acheter spécifiquement ce Voyager avec le V6 essence, c’est qu’il roule parfaitement à l’E85. Ce moteur est tout autant conçu pour le marché nord-américain que sud-américain dont le Brésil qui a fait puis longtemps sa transition vers l’éthanol. La cartographie européenne n’est cependant pas faite pour du E85 pur. En effet, en full E85 vous allez sortir des plages des sondes lambdas et des injecteurs. Ce sont des marges softwares et non techniques. En full E85 vous roulerez donc avec un mélange pauvre et un voyant moteur allumé. Plusieurs solutions pour palier à ça, rouler à 80% de E85 et le reste en SP95E10, un boitier ou une reprogrammation moteur. Cette dernière solution à ma préférence puisque c’est vite remboursé par le fait de rouler en E85. Puis, vous avez la liberté de rouler avec n’importe quel carburant.

Une bagnole taillée pour la route

Alors on pourrait être mauvaise langue et dire qu’en même temps il est conçu pour. Et bien oui il est conçu pour et les américains savent faire. Il est vrai qu’on traverse notre pays en plus ou moins 1000km quand eux traverse un état. Aussi, il est bon de rappeler que le Chrysler Voyager est le premier monospace, le Renault Espace est arrivé un peu après. Fort de cette expérience tout est fait pour vous rendre le voyage agréable, vous et vos (6) passagers. À l’heure ou finalement chacun a maintenant la tête plongé dans son smartphone (sauf le conducteur 😁) ce minivan déploie tout un tas d’option pour tuer le temps sur la route. Premier point qui peut paraître anecdotique mais qui a son importance dans une véhicule dont l’habitacle fait 4 mètres, il y a des prises 12v à chaque rangée de siège. C’est tout con , mais c’est pratique.

L’entertainement

Ensuite, vos oreilles sont agrémentées d’un son produit par un ensemble Infinity avec une restitution fidèle du son. De bons aiguës et surtout, puisque j’adore ça des basses (plus que) très présentes. Ce qui ne me fait absolument pas regretter l’absence d’un subwoofer. Mais surtout, pour les voyages qui pourraient être trop longs, vous avez une lecteur DVD avec une écran qui se déploie pour les deux rangées arrières. Cerise sur le gâteau, les passagers peuvent regarder un film avec un casque sans fil sur la tête pendant que vous continuez d’écouter la radio. Bon, à l’heure de Youtube tout cela à un peu perdu de sa splendeur mais vous pouvez brancher un smartphone (en RCA) sur la voiture ou aussi relier une console (par contre là c’est la guerre des gamins !).

Le bémol de cette bagnole

C’est une voiture haute, cela a son avantage, vous dominez la route et avez une très bonne vision. Le point négatif c’est que vous subissez tous les mouvements de la route, à mi-chemin entre la berline classique et le poids-lourd, pour vous donner une image. Mais sur autoroute ou autres grandes voies structurantes vous êtes le roi.

Ce que j’aime

Son coté utilitaire

Alors en 2003 il n’avait pas encore le système Stow ‘n Go qui est arrivé en 2004. Ce système que Chrysler a été le premier à intégrer permet de mettre très rapidement les sièges dans le plancher de la voiture afin de créer un plancher plat. Pour ma part je n’ai que deux choix. Soit je plis simplement les sièges et je gagne tout de même un volume conséquent mais uniquement entre le dos des sièges et le plafond ou alors il faut sortir les sièges. Sortir les sièges ça se fait quand même quand c’est un besoin de volume prévu, ça reste rapide de déposer les sièges dans le garage, surtout qu’ils sont sur roulettes. Une fois les deux rangées de sièges enlevés vous avez donc un très beau volume pour transporter tout un tas de choses.

Les doubles portes latérales et automatique

Aujourd’hui c’est commun d’en avoir de chaque coté et quelques marques les ont aussi automatisées mais en 2003 c’était pas si commun. Et ça reste fort pratique pour charger 7 personnes rapidement ou optimiser son chargement.

Le silence et le coté velours du V6

On rappel que c’est une bagnole pour la route et les longs road trip, le silence du V6 et l’absence de vibrations est un réel plus. J’ai bien été tenté de le faire chanter avec une nouvelle ligne d’échappement mais au bout de plusieurs heures cela reste fatiguant.

La fiabilité

Ce n’est pas mon premier Chrysler et pas mon premier Voyager. La caisse est rodé, l’électronique est éprouvé. La mécanique n’a plus rien à prouver et ce V6, à distribution à chaîne, est increvable si bien entretenu. La boite auto, si elle est correctement entretenue ne pose pas de problème non plus malgré la réputation qui lui avait été faite en France. En effet quand on remplit la BVA avec une mauvaise huile (Dexron III) ça ne fonctionne pas. On pourrait faire un billet dédié à cette boite.

Ce que j’aime moins

Les finitions américaines

Bah ouai ! 😁
Le ciel de toit qui tombe (bon c’est commun aux européennes, les plastiques moussés du tableau de bord qui se contractent un peu. Le plastiques qui ont tendance à vibrer en roulant (et que je déteste ça !). Faut être clair si les finitions américaines, ça fait le job, point.

Etre secoué dans tous les sens

Avec les routes françaises qui se dégradent de plus en plus (au moins dans l’Ouest) la hauteur de caisse (j’en ai parlé plus haut) fait qu’on peut vite être secoué. Généralement ça dérange pas mes passagers moi c’est un truc que je n’aime pas. C’est l’une des raison pour laquelle j’ai acheté la prochaine voiture que je vous présenterais. C’est une française. À moins que je fasse l’électrique avant !

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